Vie municipale

Publié le jeudi 21 octobre 2021

 » PATRIAM SERVANDO – VICTORIAM TULIT

« EN SERVANT LA PATRIE IL A REMPORTÉ LA VICTOIRE »

Cette devise de l’ordre de la libération orne le revers de l’écu de la croix de compagnon de la libération qui a honoré 1032 hommes, 6 femmes, 18 unités militaires et 5 collectivités civiles, qui se sont signalés dans l’œuvre de la libération de la France et de son empire.

Ils portaient le titre de compagnon de la libération.

Hubert Germain grand-croix de la légion d’honneur, reconnu comme compagnon pour la libération de la France dans l’honneur et par la victoire par le général de Gaulle en juin 1944, était le chancelier d’honneur de l’ordre de la libération et le dernier compagnon vivant.

Hubert Germain vient de nous quitter à l’Age de 101 ans ce mardi 12 octobre rejoignant dans l’autre côté du miroir de la vie Daniel Cordier décédé il y a presque 1 année.

Et en cet instant soyons toutes et tous persuader que c’est une page importante de notre histoire qui se tourne.

L’odyssée d’Hubert Germain commence lorsque âgé de 19 ans, il refuse l’armistice et quitte, le 24 juin 1940 ,la France à saint Jean de Luz à bord du bâtiment l »’Adondora star « à destination de Liverpool .

Arrivé à Londres, il s’engage le 1er juillet 1940, 12 jours après l’appel du général de Gaulle, dans les forces françaises libres et en devient un de ces premiers membres.

Après une formation d’officier de marine, il souhaite rejoindre les troupes combattantes et se retrouve en Syrie dans les combats fratricides entre les forces françaises libres et les forces du régime de vichy.

Hubert Germain a ensuite participé successivement aux combats de la campagne de Lybie avec comme point d’orgue les combats de BIR HAKEIM, (combats dont le général de Gaulle dit « Quant à Bir-Hakeim, un rayon de sa gloire renaissante est venu caresser le front sanglant de ses soldats, le monde a reconnu la France ») puis ceux d’Égypte, de Tunisie, et d’Italie ou il est blessé à Pontecorvo en mai 44 lors la bataille de monte Cassino.

Il retrouve le sol de la mère patrie lors du débarquement de Provence en août 1944, il combat alors pour la libération de Toulon puis les combats jusqu’à la victoire se succèdent, de la vallée du Rhône, à la plaine d’Alsace en passant par les Vosges pour s’achever sur le massif d’Authion dans les Alpes maritimes.

Après guerre, il poursuivi une courte carrière civile comme cadre dans une entreprise de produits chimiques mais rapidement il s’engage en politique d’abord comme maire de st Chéron dans l’Essonne, puis comme député de Paris et enfin comme ministre dans 3 gouvernements Messmer.

À partir de 2010 Hubert germain rejoint le conseil de l’ordre de la libération ou il travaille sans relâche pour la transmission des valeurs des compagnons de la libération, ou la valeur de devoir occupe une place centrale.

La dépouille d’Hubert germain a reçu les honneurs militaires lors d’une cérémonie aux invalides le vendredi 13 octobre, son inhumation est prévue le 11 novembre 2021 avec une cérémonie commençant à l’arc de triomphe pour s’achever au mont-Valèrien, terre sacrée de la résistance où Hubert Germain sera inhumé dans le caveau n°9 du mémorial de la France combattante réservé au dernier compagnon de la libération.

Hubert germain a écrit dans ses mémoires « quand le dernier d’entre nous sera mort, la flamme s’éteindra, mais il restera des braises et il faut aujourd’hui en France des braises ardentes »

Mes devoirs mon lieutenant

Adieu et merci monsieur Germain reposez en paix auprès de tous les compagnons de la libération.

Votre parcours nous oblige, Ne l’oublions jamais en ces jours ou les relents rances de vichy inondent le débat public.

La flamme de la résistance ne doit pas s’éteindre et elle ne s’éteindra pas. »

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