Le point sur... la situation financière de la ville
Les efforts pour réduire la dette et assainir la situation financière
portent leurs premiers fruits... Le premier objectif de la municipalité reste le désendettement de la commune.
Une gestion rigoureuse a permis de retrouver un véritable autofinancement
Le budget 2009 a permis de réaliser 790 000 € d’économies par rapport à l’année 2008. Dans le même temps, les recettes ont augmenté de 844 222 €. Les efforts conjugués pour diminuer les dépenses en maintenant la même qualité de services et ceux demandés aux Caciens à travers la hausse des impôts ont permis de commencer à redresser les finances communales et de donner à nouveau à notre commune des moyens pour assurer l’entretien indispensable de son patrimoine (routes, écoles, bâtiments) sans avoir recours à de nouveaux emprunts.Les économies réalisées après le paiement du capital de la dette (836 319 €), soit 3 020 433 €, ont permis de financer les travaux réalisés en 2009, dont voici quelques exemples :
• travaux de voirie : 524 486 €
• travaux dans les écoles : 207 540 €
• réaménagement de l’accueil général de la Mairie : 236 516 €
• ateliers municipaux : 187 993 € (1re phase du projet)
• achat du terrain du chenil pour régler définitivement ce litige : 132 000 €
• réfection de l’éclairage public : 79 859 €
• travaux sur le réseau cyclable : 39 912 €
• réfection du parquet et des menuiseries de la salle des fêtes : 26 143 €
• achat d’un nouveau véhicule pour la police municipale : 16 780 €
…
Mais il a aussi été possible de désendetter la commune en pouvant rembourser sans pénalités trois emprunts pour un montant total de 452 387 €.
Le solde restant est de 702 470 € : il sera utilisé en 2010 prioritairement pour le financement des ateliers municipaux (pour lesquels une subvention de 312 000 € a été obtenue de la part de l'État, dans le cadre de la Dotation globale d'équipement) mais aussi pour la poursuite du programme des travaux indispensables et tout particulièrement de la réfection des routes.Si Chécy a retrouvé, de nouveau, les moyens de financer les travaux incontournables et d’assurer dans de bonnes conditions l’ensemble de ses missions, la situation de l’endettement de la commune reste toujours très préoccupante, avec une dette (au 31 décembre 2009) de 11 888 000 €, alors que pour les communes comparables à la nôtre elle est de 6 500 000 €.
Le compte administratif 2009 a été approuvé en Conseil municipal, aucun élu ne s'y est opposé. C'est le signe d'une bonne gestion conduite par l'équipe municipale.
Les efforts menés par la Municipalité depuis 2 ans doivent donc être poursuivis. Ils ont déjà permis de réduire la dette de 2 millions d'euros.
Le point de vue de... Rémy Rabillard Ajoint chargé des finances, du personnel, de la sécurité et de l'intercommunalité
"Les finances de la ville commencent à s'améliorer.
Des économies très importantes ont été réalisées dans les charges de fonctionnement.
L'ancienne équipe municipale avait laissé la commune dans un état d'endettement inacceptable et irresponsable.
La dette était de 14 millions d'euros, pour un budget annuelle de la ville de 11 millions d'euros environ.
En deux ans, nous avons ramené la dette à 11,8 millions d'euros. Nous restons cependant encore en situation de surendettement.
Nous allons continuer à gérer de façon très rigoureuse. Nous n'allons pas pouvoir continuer à baisser les dépenses. Les recettes vont stagner. Les dotations de l'État vont être gelées. Les taux d'impositions de la commune, comme nous nous y étions engagés, ne seront pas augmentés. Cette maîtrise va être un véritable défi. Pour nous y aider, nous avons mis en place une comptabilité analytique.
Les investissements seront destinés en priorité aux écoles, aux bâtiments municipaux (construction des nouveaux ateliers municipaux rendue obligatoire pour permettre l'agrandissement du cimetière), aux voiries (500 000 euros par an alors que les besoins sont au minimum de 8,3 millions d'euros). Leur financement sera assuré au maximum sans nouveaux emprunts.
Malgré cette situation encore très tendue, nous avons maintenu tous les services à la population et nous avons essayé d'optimiser le fonctionnement des services municipaux."
Budget 2010 : poursuivre le redressement de l’équilibre budgétaire
La poursuite de la réduction des charges
Le budget 2010 prévoit une stabilisation des charges de gestion à 0,4% et une baisse globale des frais de fonctionnement, hors charges de personnel, à –1,3%.
Depuis 2007, les charges de fonctionnement ont baissé de 16,8%.
Les frais de personnel, qui représente 58% des dépenses, sont stables à 0,1%. Ils ont diminué de –1,9% en deux ans.
Le maintien du taux de la fiscalité communale
Après l’effort important demandé aux Caciens en 2009, la Municipalité s'est engagée à ne plus augmenter les taux de fiscalité communaux pour le reste du mandat.
La Municipalité s'est également engagée à alléger le coût de l’imposition de la taxe d’habitation pour les foyers les plus modestes, avec la mise en place d’un abattement spécial de 10% sur la valeur locative. 200 foyers caciens sont concernés par cette mesure pour l’année 2010.
Réduire la dette
La Municipalité a décidé de ne pas emprunter pour ne pas alourdir la dette. Cela reste le principe majeur appliqué tant sur les budgets 2008 et 2009 que sur 2010.
Le remboursement de l’emprunt, lorsque les conditions le permettent (trésorerie suffisante, absence de pénalités pour un remboursement anticipé) est systématiquement recherché. C’est ainsi que 500 000 € ont été remboursés en 2009.
Cette rigueur budgétaire a permis de réduire la dette de 2 millions d'euros en 2 ans.
Rappelons qu'en 2008, la dette s'élevait à environ 12 millions d'euros.
Les leviers d’actions pour continuer le redressement financier
Maîtriser les dépenses de gestion de fonctionnement de la Ville :
• la réduction des dépenses de gestion courante, puis leur maîtrise pour les maintenir à un niveau acceptable avec les capacités financières de la commune et le maintien de la qualité de service aux Caciens,
• la stabilisation des charges de personnel avec la modernisation des services qui permet d’optimiser les moyens de la collectivité,
• le remboursement anticipé des emprunts dès que cela est possible.
Contenir les dépenses d’investissement :
• améliorer l’entretien du patrimoine communal avec une priorité aux écoles, aux voiries et aux bâtiments et équipements communaux,• pas de gros investissements en dehors de la reconstruction des ateliers municipaux nécessaire pour l’extension du cimetière.
Augmenter les recettes pour augmenter l’autofinancement et rembourser la dette communale :
• augmentation en 2009 des taxes locales pour retrouver un équilibre budgétaire ; engagement pris de cette seule augmentation des taux sur la durée du mandat.
• par la recherche de subventions auprès des organismes et collectivités publiques,
• par la vente de terrains destinés à l’activité économique ou de biens communaux non utilisés.